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Avant de faire moi-même un burnout, je pensais aussi que c’était une sorte de dépression. Mais en fait, ça n’a absolument rien à voir!

Burnout et dépression sont même à l’opposé et vous allez découvrir ici, les 7 différences majeures entre burnout et dépression.

 

Reconnaître pour mieux s’en sortir

 

Il est très probable que si on ne fait pas la différence entre un burnout et une dépression, il sera plus difficile de s’en sortir car le traitement ne sera pas correctement adapté, voire pire, un mauvais traitement pourrait prolonger cet état…

A première vue, on pense systématiquement qu’une personne qui fait un burnout est dépressive. Pour ma part, peu de personne de mon entourage se sont rendues compte que j’avais fait un burnout. Celles qui le savaient étaient les personnes avec qui j’en avais parlé ouvertement..

Désolée, mais on n’a pas de pancarte clignotante au dessus de la tête qui prévient “Attention ! Burnout en cours”.

Je n’avais pas perdu ma joie de vivre, je continuais à sortir, voir mes amis, rire, faire des blagues. J’étais “juste” épuisée mentalement et physiquement et un peu, beaucoup, sur les nerfs et à fleur de peau.

 

Première différence : on est dans le déni

 

Et oui, et c’est là pour moi la plus grande différence et surtout le côté vicieux de ce trouble!

En général, une personne dépressive se rend compte de son état, elle se sent mal, affaiblie, diminuée. D’ailleurs, quand on demande à quelqu’un de dépressif comment il va (alors que nous on ne sait pas forcément qu’il est dépressif), il vous répondra : “bof, j’ai pas le moral”. Et bim! le décor est planté, on sait direct qu’il faut y aller avec des pincettes…ou lui rentrer dans le mou pour qu’il se secoue et ne se laisse pas plonger. Perso, je suis plutôt adepte de la seconde méthode wink.

Bref, oui, le burnout est vicieux, vous ne le sentez pas arriver. Enfin si, mais vous refusez de l’admettre. 

Pour ma part, je me disais que je me faisais des films et qu’à moi, ça ne m’arriverait pas…mouahahahaha !

Alors, j’appliquais le bon vieux mantra de ma mémé : “quand ça va pas, tu pousses dessus”. Oui, elle était géniale ma mémé et je me disais que si elle, avait survécu à 2 guerres mondiales et surmonté la perte de deux enfants, alors moi je n’avais pas le droit de me plaindre.

Mais du coup, comme on est dans le déni et qu’on le laisse s’installer sournoisement, au bout d’un moment, ça va péter!

A l’inverse d’une dépression où on se laisse couler doucement mais sûrement…

Passons à la seconde différence :

L’hyperactivité et le mentisme

 

Le men-quoi? Oui moi aussi j’ai appris un nouveau mot en rédigeant cet article !

Le mentisme c’est tout simplement un trouble de la pensée qui va venir perturber notre capacité à fixer notre attention car elle sera parasitée par un défilement rapide de pensées et d’images.

Et là, attention les gars, accrochez vos ceintures! Je pense que je vais utiliser ce mot encore une fois, mais ce petit vicelard de burnout, il ne vous laisse pas en paix une seule minute. Alors que vous êtes déjà épuisé, votre cerveau tourne en permanence, sans cesse… On pense à mille choses à la fois.

Alors, déjà qu’en temps normal, j’ai tendance à avoir toujours plein de trucs en tête (n’est-ce pas mesdames, vous me comprendrez!winktongue-out) à ce moment là, je ne rêvais que d’une chose trouver le bouton STOP de mon cerveau !!! 

Du coup pour essayer de moins penser, je trouvais toujours mille choses à faire. Donc la fatigue ne fait que s’accumuler…Super.

Vous l’aurez donc compris, quand on fait une dépression, c’est tout l’inverse, on est mou, on a des absences ,on a du mal à réfléchir. 

Finalement, j’ai envie vous dire, c’est bon signe si votre cerveau ne vous laisse pas en paix au moins, ce n’est pas une dépression !

 

La mauvaise organisation

 

Arf ! ça c’est le point qui a failli me rendre dingue, mais vraiment ! Alors que j’étais plutôt du genre efficace et productive dans mon boulot, d’un seul coup c’était le bazar ! Je mettais 1000 ans (au moins) à faire la moindre chose qui auparavant ne me prenait que 10 min.

Mais ce sentiment de manquer de temps est complètement logique et en lien avec le point précédent.

Puisque notre cerveau est sans cesse parasité par des pensées, on a du mal à se concentrer et tout nous prend plus de temps. Logique ! Je pouvais m’y reprendre jusqu’à 3 fois parfois pour lire un mail. Alors à ma décharge, dans mon métier, certaines demandes client demandaient un peu de réflexion mais de là à faire le poisson rouge devant mon écran, ça ne m’était jamais arrivé encore !

Et donc lors d’une dépression, à l’inverse, le temps nous paraît long, on pense qu’on n’a pas d’avenir, on ne sait pas comment occuper ses journées.

Enchaînons, avec le point 4, qui a un lien encore une fois avec le précédent (oh les enchaînements de dingue!) :

 

L’humeur

humeurs

Ça m’énerve !!! Oui tout comme dans la chanson (Elmut Fritz, pour ceux qui n’auraient pas la référencelaughing).

Le pire avec tout ça, c’est la gestion des humeurs. Y a tout qui se mélange ! Comme on est dans le déni et qu’on lutte avec nous même, forcément là-haut ça yoyote un peu quand même.

Alors que dans la dépression, on a l’impression de ne plus rien ressentir à part une énorme tristesse, un grand vide en nous. 

Quand on est en pleine phase de burnout, alors qu’on est déjà complètement épuisé, on va utiliser tellement de ressources cognitives (la mémoire, le langage, le raisonnement, la prise de décisions ou encore l’attention) pour ne pas le voir justement, que la seule soupape finalement, c’est les émotions fluctuantes. 

Et ça pour fluctuer, croyez-moi, ça fluctue ! 

Moi c’était souvent les colères explosives et les moments de panique qui étaient plus nombreux. J’aurai bien aimé pleurer un bon coup à certains moments, sauf que c’était coincé. Je luttais tellement avec moi-même que pas une seule larme ne coulait alors que parfois je ne rêvais que de ça (quand je vous disais que ça yoyotait sévère là haut…).

Bref, les émotions qui s’entremêlent sont un signe également fort du burnout. Si c’est Disneyland dans votre tête, là, c’est pas bon signe.

Parlons maintenant du cinquième point :

 

L’impact sur le corps

 

Certains scientifiques ou je-sais-pas-qui, appelleront ça “Troubles physiques fonctionnels et changeants”. 

Oui, bon ben, en fait notre corps nous lâche, mais encore une fois, on fait comme si on ne le voyait pas, non non non!

Alors cela peut passer par plein de choses différentes : des douleurs diffuses dans tout le corps sans savoir d’où ça vient (genre tu n’as pas couru un marathon avant-hier et pourtant tu dérouilles), des raideurs, des migraines au repos… 

Ah et j’allais oublier l’essentiel : le SOMMEIL qui se fait la malle…

Pour ce qui me concerne, le soir je m’endormais, non : je m’écroulais vers 21h voire des fois, juste après avoir couché ma fille à 20h. Et puis vers 2h du matin : réveil en panique, cerveau qui recommence à tourner en boucle sur 1 million de trucs et plus possible de se rendormir…

Les personnes dépressives aussi connaissent des troubles du sommeil, mais d’une manière plus globale, leur état psychomoteur est largement ralenti, tout ce qui va toucher à la gestuelle, à la voix et au discours va sacrément passer en mode ralenti.

 

Les idéations

 

Ah ah! Encore un nouveau mot ! J’adore écrire, j’apprends plein de trucs chouettes que je vais pouvoir ressortir en soirée pour me la péter (on est d’accord que placer idéation en soirée, ça compte triple, hein ?!)

Késako que l’idéation ? 

Je vous remercie de l’avoir demandé !

Et bien c’est tout simplement la formation des idées. En plein burnout, là aussi ça va complètement dérailler. A contrario, lors d’une dépression, c’est plutôt l’absence émotionnelle et une indifférence envers les autres. On aura souvent plus tendance à idéaliser son passé.

En plein burnout, on va avoir le sentiment de ne plus avoir sa place dans notre travail, on perd le sens de nous même et on a l’impression de ne plus rien contrôler. 

Là où c’est le plus fourbe (tiens, ça change de vicieux) c’est que les autres autour de nous ne s’en rendent absolument pas compte de tout ce dialogue intérieur que l’on se tient. 

Personnellement j’avais l’impression d’être limite persécutée, que tout mon entourage professionnel (à quelques exceptions près, faut pas mettre tout le monde dans le même bateau!) était en train d’essayer de me mettre la tête sous l’eau, était contre moi.

J’en étais arrivée à avoir mal au ventre rien qu’en allant au boulot! Le jour où mon médecin m’a mise en arrêt, j’avais carrément fait une crise de panique ! 

Et enfin dernier point et la boucle sera bouclée :

 

La source

 

Hormis dans le cas d’un burnout parental, la cause principale est bien sûr le travail ! Lorsque nos ressources cognitives vont être saturées, broyées par la pression, c’est à ce moment là que l’on va craquer. Cette pression vient de cette obsession collective pour la performance, la brillance et notre capacité de nous révéler indispensable pour la société. Comme pour assurer notre survie en cas de crise. Mais à trop vouloir se montrer indispensable, à trop vouloir emmagasiner cette pression de faire toujours plus et toujours mieux, on s’épuise, sans vouloir s’en rendre compte.

Et donc comme moi et des milliers d’autres personnes, un jour votre corps vous dira stop. Ce sera violent car complètement inattendu. Pourtant cette petite voix, vous l’entendrez, comme je l’ai entendue moi aussi, mais j’ai préféré l’ignorer pour ne pas passer pour quelqu’un de faible.

Les causes de la dépression, sont, elles bien trop nombreuses. Il existe de multiples facteurs dans lesquels une dépression va pouvoir prendre racine : héréditaire, hormonaux, traumatiques…

 

Comme vous l’aurez compris, n’ayant pas traversé de dépression, je ne me permet pas de trop détailler les points ici. 

Je me suis concentrée uniquement sur mon expérience du burnout.

 

Dans tous les cas, je ne peux que vous conseiller de vous rapprocher rapidement d’un professionnel qui saura établir le bon diagnostic et vous accompagner au mieux.

Plus vite on est accompagné, plus vite on retrouvera une meilleure qualité de vie !

Je vous invite d’ailleurs à consulter mon article qui parle de comment je me suis fait aider pour sortir du burnout !

Et puis si vous ne savez pas trop où vous en êtes, il existe des tests en ligne

Il en existe plein de différents, mais finalement, la meilleure personne qui saura si vous faites un burnout, c’est vous même. Écoutez-votre petite voix, vous savez, celle qui crie très fort au fond de vous. Qu’est ce qu’elle vous dit en ce moment ?

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